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Caserne de Reuilly

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Une opportunité en matière d'aménagement urbain
La caserne de Reuilly, située entre le boulevard Diderot et la rue du Faubourg Saint-Antoine, représente un espace de 2 hectares qui a été progressivement délaissé par les services du Ministère de la Défense. En plein cœur de ville, ce site représente une formidable opportunité pour décloisonner une partie du 12e et pour la construction de logements et d'équipements publics. Dès 2001, la municipalité parisienne, relayée localement par la mobilisation des élus de la majorité municipale du 12e, cherchait à racheter le site pour y construire un projet urbain d'envergure, un nouveau morceau de ville. Les discussions sur la cession du terrain ont longtemps été bloquées, notamment en raison du prix très élevé proposé par les services de l'Etat.

L'Etat et la Ville de Paris ont trouvé un accord sur les conditions de cession du terrain
Dans le cadre de la mobilisation générale pour la construction de logements lancée par le gouvernement, les discussions entre la Ville et l'Etat en vue d'une cession de la caserne de Reuilly ont pris un tournant décisif. Le 7 septembre 2012, le Maire de Paris, Bertrand DELANOË, sa Première Adjointe, Anne HIDALGO, et la Maire du 12e arrondissement, Michèle BLUMENTHAL, ont accueilli, sur le site de la caserne, le Premier Ministre, Jean-Marc AYRAULT, et la Ministre du Logement, Cécile DUFLOT, venus confirmer à la Ville la volonté du gouvernement d'aboutir rapidement à une cession de la caserne, dans des conditions financières favorables, compatibles avec la réalisation d'un nouveau quartier répondant aux besoins des Parisiens.
Un accord a pu être trouvé en quelques mois et un protocole portant sur l'acquisition du terrain a été approuvé par le Conseil de Paris le 10 juin 2013 puis signé avec l'Etat le 9 juillet 2013. Paris Habitat, aménageur de l'opération, devrait acquérir le terrain auprès de l'Etat en décembre 2013.

Les ambitions de la Ville de Paris pour ce site
De par sa superficie et son caractère fermé, la caserne de Reuilly représente une rupture forte en termes de continuité territoriale entre deux axes majeurs du 12e : le boulevard Diderot et la rue du Faubourg Saint Antoine. La Ville de Paris souhaite ouvrir le site sur le quartier, tout en conservant les bâtiments militaires entourant la place d'armes et en aménageant cette dernière en espace vert ouvert au public.
Souhaitant adopter une démarche comparable à celle du nouveau quartier Charolais-Rotonde, en cours de construction sur d'anciennes emprises SNCF en bordure de la Gare de Lyon, la municipalité a pour objectif de construire un véritable morceau de ville.
Le site accueillera de 500 à 600 logements, tous locatifs, dont 50% de logements sociaux (conformément au Plan local d'urbanisme, pour les familles comme pour les étudiants et les jeunes travailleurs), 20% de logements à loyer maîtrisé et 30% de logements privés à loyer libre plafonné, afin de garantir une véritable mixité au cœur du nouveau quartier. Le site intégrera également des activités commerciales, ainsi qu'une crèche municipale de 66 berceaux. Il deviendra un nouveau quartier vivant, dynamique et qui réponde aux besoins des habitants du 12e arrondissement.

Les null  études urbaines et la concertation
Les études urbaines ont été lancées en septembre 2013 (H2O architectes). La première réunion publique, organisée le 25 novembre 2013 par Paris Habitat, a été l'occasion de présenter le programme, le diagnostic du site et les premières pistes d'aménagement (cf. plan et perspective ci-dessous ; présentation en téléchargement ci-contre). Une maison du projet devrait ouvrir sur le site en 2014.

 

Plan et perspectives réunion publique 25/11 Plan et perspectives réunion publique 25/11-2


La riche histoire d'un site emblématique de l'arrondissement
La caserne de Reuilly se situe à l'emplacement de l'ancienne Manufacture royale des glaces, créée en 1634 par Rivière Dufresny. A partir de 1665, Jean-Baptiste Colbert, Surintendant des Bâtiments puis Contrôleur des Finances de Louis XIV, y encouragea la fabrication de glaces afin de concurrencer les productions de Venise et limiter la dépendance commerciale de la France. La manufacture déménagea, en 1830, rue Saint-Denis.
Sous Louis-Philippe, le site fut transformé en place militaire puis abrita des régiments d'infanterie, de cavalerie et d'a rtillerie. Après destruction des premiers des bâtiments en 1847, fut construite une nouvelle caserne de type Belmas, capitaine de génie et élève de l'architecte Jean-Nicolas-Louis Durand. Les nouveaux bâtiments accueillirent jusqu'à 2 750 soldats.
Par la suite, la caserne abrita le 46e régiment d'infanterie, dont la spécificité était de regrouper des musiciens. De nombreux compositeurs et instrumentalistes y effectuèrent donc leur service militaire, avant de partir sur le front à partir de 1914.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la caserne fut réquisitionnée par les troupes militaires allemandes, puis transformée à la Libération en unité administrative. Elle abritera ensuite différentes unités de l'armée de terre. Avec la réforme du service militaire et la professionnalisation des armées, le site reçut pendant plusieurs années les jeunes effectuant leur Journée de défense et de citoyenneté.
Aujourd'hui la caserne s'est vidée de la plupart des services qu'elle abritait, à l'exception du Centre d'information et de recrutement des forces armées (CIRFA).

Mobilisation exceptionnelle et temporaire de la Caserne pour l'hébergement d'urgence
Les situations de grande précarité atteignant un niveau sans précédent, le Gouvernement mobilise des bâtiments inoccupés pour permettre l'augmentation du nombre de places d'hébergement provisoire ouvertes à Paris. La Caserne de Reuilly accueille donc temporairement, depuis le 1er décembre 2012, une structure de 160 places en hébergement d'urgence, gérée par le Centre d'Action Sociale Protestant (CASP).


 


 
 

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